<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns="http://purl.org/rss/1.0/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel rdf:about="http://blog.jjw.gayattitude.com/"><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/</link><title>JJW</title><description>JJW</description><language>fr</language><webMaster>webmaster@gayattitude.com</webMaster><lastBuildDate>Thu, 22 May 2008 04:13:58 +0200</lastBuildDate><pubDate>Thu, 22 May 2008 04:13:58 +0200</pubDate><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><items><rdf:Seq><rdf:li rdf:resource="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080519161035/jean-louis-martinelli-et-moi/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080511194234/jean-gilles-et-moi/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080504050952/celine-nogueira-et-moi/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080427073903/joel-et-ethan-cohen-et-moi/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080418013948/paul-thomas-anderson-et-moi/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080412031110/thierry-de-peretti-et-moi/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080405022610/agathe-melinand-et-moi/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080404004430/didier-carette-et-moi-8/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080330084939/pippo-delbono-et-moi-3/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080324151432/manuela-agnesini-et-moi/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080317174742/merce-cunningham-et-moi/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080313031314/marco-berrettini-et-moi/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080308180202/alain-buffard-et-moi/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080302034352/michele-anne-de-mey-et-moi/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080228014342/damiaan-de-schrijver-et-moi-3/" /></rdf:Seq></items></channel><item rdf:about="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080519161035/jean-louis-martinelli-et-moi/"><title>Jean-Louis Martinelli et moi</title><description>Ilka Schönbein manipule des marionnettes bricolées comme des extensions de son corps, je suis frappé par son regard clair et intense. Elle se glisse dans la peau de sa mère et de sa grand-mère, je ne cesse de m'accrocher à la folie reflétée dans ses yeux. &quot;Chair de ma chair&quot; se termine par une distribution aux spectateurs du théâtre </description><content:encoded><![CDATA[Ilka Schönbein manipule des marionnettes bricolées comme des extensions de son corps, je suis frappé par son regard clair et intense. Elle se glisse dans la peau de sa mère et de sa grand-mère, je ne cesse de m'accrocher à la folie reflétée dans ses yeux. "Chair de ma chair" se termine par une distribution aux spectateurs du théâtre <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatresorano.com">Sorano</a> de la polenta cuite pendant le spectacle, j'échange quelques mots avec <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20070611150318">Régis Goudot</a> dans le hall. <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20080404004430">Didier Carette</a> m'avoue avoir réfrigéré son vieux projet d'adaptation pour le théâtre des "Versets sataniques", j'ai bien l'impression que le frigo est en fait un congélateur.<br />
"Bérénice" occupe la grande salle du <a " target="_blank"<a href= "http://www.tnt-cite.com">TNT</a>, je ne trouve aucune faute de goût à la mise en scène de Jean-Louis Martinelli. Les acteurs portent le verbe exigeant de Racine sans défaillir, je suis suspendu à la modernité de leur interprétation. Marie-Sophie Ferdane et Patrick Catalifo procure une fébrilité inouïe à leur personnage, je suis ému par la démesure de leur fragilité. M. se plaint du manque d'action dans cette pièce, je lui fais part de ma fascination pour la dissection de la parole amoureuse dont elle se nourrit.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/j/j/jjw/20080519-6033771784830dfe3034b8.jpg" width="417" height="620" border="1" alt="" title="" /></div><br />
Photo: "Bérénice"]]></content:encoded><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20080519161035/jean-louis-martinelli-et-moi/</link><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2008-05-19T16:10:35+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080511194234/jean-gilles-et-moi/"><title>Jean Gilles et moi</title><description>Le chœur les Eléments est installé dans l'entrée romane de la cathédrale Saint-Etienne avec l'orchestre baroque Les Passions dirigé par Jean-Marc Andrieu, je découvre le requiem de Jean Gilles qui fut maître de musique de cette cathédrale à la fin du XVIIIe siècle. Les applaudissements du public enthousiaste résonnent dans la nef, j'explique à M. après le concert que ce requiem fut créé ici lors des funérailles du compositeur en 1705. 
&quot;Big 3rd episode (Happy/End)&quot; débute par les répétitions d'un concert de rock, je suis réveillé par le cri des guitares et le fracas de la batterie. Les musiciens parlent de cul, je vois la chanteuse débarquer telle une vamp moulée dans une robe rouge vif. Une vidéo prend le relais, je ne retiens pas grand-chose de ces images. La suite se déroule dans une salle de sport où des filles dénudées bavardent, je n'ai d'yeux que pour le garçon au torse nu. La scène est répétée une nouvelle fois comme ce fut le cas avec le tableau d'ouverture, je reconnais la musique d'Angelo Badalamenti tirée de la bande originale de &quot;Mulholland drive&quot;. La même scène est rejouée une quatrième fois, je suis excédé par ce procédé lassant et sans intérêt. Un mur de carrés lumineux s'ébranle, je baille à m'en décrocher la mâchoire. Des jeunes gens font irruption sur le plateau du </description><content:encoded><![CDATA[Le chœur les Eléments est installé dans l'entrée romane de la cathédrale Saint-Etienne avec l'orchestre baroque Les Passions dirigé par Jean-Marc Andrieu, je découvre le requiem de Jean Gilles qui fut maître de musique de cette cathédrale à la fin du XVIIIe siècle. Les applaudissements du public enthousiaste résonnent dans la nef, j'explique à M. après le concert que ce requiem fut créé ici lors des funérailles du compositeur en 1705. <br />
"Big 3rd episode (Happy/End)" débute par les répétitions d'un concert de rock, je suis réveillé par le cri des guitares et le fracas de la batterie. Les musiciens parlent de cul, je vois la chanteuse débarquer telle une vamp moulée dans une robe rouge vif. Une vidéo prend le relais, je ne retiens pas grand-chose de ces images. La suite se déroule dans une salle de sport où des filles dénudées bavardent, je n'ai d'yeux que pour le garçon au torse nu. La scène est répétée une nouvelle fois comme ce fut le cas avec le tableau d'ouverture, je reconnais la musique d'Angelo Badalamenti tirée de la bande originale de "Mulholland drive". La même scène est rejouée une quatrième fois, je suis excédé par ce procédé lassant et sans intérêt. Un mur de carrés lumineux s'ébranle, je baille à m'en décrocher la mâchoire. Des jeunes gens font irruption sur le plateau du <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatregaronne.com/">Théâtre Garonne</a> en poussant des cris euphoriques sur fond de musique à danser, j'attends la fin de ce calvaire avec impatience. Le spectacle a duré une petite heure, je m'étonne de l'exaltation de M. à la sortie. <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20080504050952/">Céline Nogueira</a> me fait part de sa grande satisfaction au bar du théâtre, je l'écoute intrigué par tant d'enthousiasme. <br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/j/j/jjw/20080511-168630485448271c00a6298.jpg" width="400" height="265" border="1" alt="" title="" /></div><br />
"Big 3rd episode (Happy/End)" © Wolfgang Kircher]]></content:encoded><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20080511194234/jean-gilles-et-moi/</link><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2008-05-11T19:42:34+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080504050952/celine-nogueira-et-moi/"><title>Céline Nogueira et moi</title><description>Céline Nogueira s'adresse au public des curieux invités à découvrir son travail dans un atelier du </description><content:encoded><![CDATA[Céline Nogueira s'adresse au public des curieux invités à découvrir son travail dans un atelier du <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatregaronne.com/">Théâtre Garonne</a>, je suis impatient d'assister au fruit de ce chantier issu d'une réflexion en cours autour de trois pièces de Shakespeare: "MacBeth", "Richard II" et "King Lear". Elle dépose une couronne sur la tête d'Haris Resic contre toute attente, j'assiste à la déception de <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20070513022606/">Claude Bardouil</a> en ce début de "Of Kings and men". Elle confie finalement à ce dernier le rôle du roi comme convenu en répétitions nous dit-elle, je l'observe interpréter le soulagement avant de se lancer dans quelques pitreries. Il grimpe en hauteur et se balance dans le vide, je ne comprends rien aux fragments de textes dits en anglais. Il finit par être dépossédé de sa couronne puis humilié, je trouve qu'il fait une drôle de tête. Sandrine Nogueira vide un seau d'eau sur sa tête et se roule par terre, je suis étourdit par tant d'énergie libérée en si peu de temps. A. est dans tous ses états après cette brève présentation, je l'interroge sur l'origine de son émoi. Il disparaît dans la foulée vers un prétendu rendez-vous sexuel, les autres m'entraînent à la table du Point d'Ogre. La conversation s'attarde sur "Nature morte dans un fossé" de Fausto Paradivino, j'argumente ma déception après avoir assisté à une représentation au <a " target="_blank"<a href= "http://www.tnt-cite.com">TNT</a>. Le collectif D.R.A.O. y revendique la colère de l'auteur, je n'ai pas compris pourquoi l'interprétation loufoque de Stéphane Facco désamorce en permanence cette colère. Claude Bardouil me présente la New-yorkaise Fay Simpson, j'écoute encore une fois au cours de la soirée l'étrange histoire de la dent de Bilbo. Ktoo finit par voir des mormons partout dans la salle du restaurant, je m'associe à l'hilarité générale jusqu'au milieu de la nuit. <br />
Je somnole de fatigue le lendemain pendant "le Combat de Tancrède" à <a " target="_blank"<a href= "http://www.odyssud.com/">Odyssud</a>, la musique de Claudio Monteverdi est interprétée par les Sacqueboutiers. Je suis frustré d'apprécier si peu d'instruments anciens, un duo de danseurs exécute une chorégraphie de très mauvais goût. La soirée se termine au <a " target="_blank"<a href= "http://www.legrandcirque.net/">Grand Cirque</a> avec A. et R., je ne m'y éternise pas.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/j/j/jjw/20080420-637327155480ad9a1dfc32.jpg" width="640" height="427" border="1" alt="" title="" /></div><br />
Photo: <a " target="_blank"<a href= "http://patrickmollphoto.com/galeries/theatre/2007-2008/Of_kings_and_men/index.html">"Of Kings and men"</a>]]></content:encoded><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20080504050952/celine-nogueira-et-moi/</link><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2008-05-04T05:09:52+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080427073903/joel-et-ethan-cohen-et-moi/"><title>Joel et Ethan Cohen et moi</title><description>&quot;Hollywood vixens&quot; débute par une énorme fête dans une villa, je pense à &quot;The Party&quot; de Blake Edwards. Russ Meyer filme les aventures d'un groupe de filles libérées qui jouent de la musique pop, je m'étonne de ne pas croiser les énormes poitrines peuplant ses oeuvres les plus connues. La comédie musicale vire au conflit entre les sexes, je retrouve là les obsessions habituelles du cinéaste. Les acteurs sont jeunes et beaux, je suis enthousiaste face à l'irruption du cauchemar final. M. s'extasie à la sortie de la </description><content:encoded><![CDATA["Hollywood vixens" débute par une énorme fête dans une villa, je pense à "The Party" de Blake Edwards. Russ Meyer filme les aventures d'un groupe de filles libérées qui jouent de la musique pop, je m'étonne de ne pas croiser les énormes poitrines peuplant ses oeuvres les plus connues. La comédie musicale vire au conflit entre les sexes, je retrouve là les obsessions habituelles du cinéaste. Les acteurs sont jeunes et beaux, je suis enthousiaste face à l'irruption du cauchemar final. M. s'extasie à la sortie de la <a " target="_blank"<a href= "http://www.lacinemathequedetoulouse.com/films/index.php?m=f&id=3047">Cinémathèque</a>, je n'avais pas découvert une telle perle au festival Extrême Cinéma depuis longtemps.<br />
La plus petite salle de l'<a " target="_blank"<a href= "http://www.abc-toulouse.net/">ABC</a> affiche complet, je ne m'en m'étonne même pas. Je n'aime pas cet endroit exigu, c'est la dernière projection de "No country for old man" avant la fermeture du cinéma pour travaux. Je renifle par intermittence la mauvaise halène du type assis près de moi, Javier Bardem hante le film de Joel et Ethan Cohen avec sa coiffure improbable et son mutisme de gardien de prison. Je suis terrifié par ce personnage déterminé, il semble être capable du pire à tout moment. Je m'attache au cow-boy solitaire incarné par Josh Brolin. Tommy Lee Jones joue un vieux flic rusé, il me rappelle Frances McDormand en femme flic dans "Fargo". C'est le premier film des frères Cohen adapté d'une œuvre littéraire en l'occurrence d'un roman de Cormac McCarthy, j'aime cette noire mélancolie inédite dans leur oeuvre.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/j/j/jjw/20080412-198329421648002198594f4.jpg" width="544" height="800" border="1" alt="" title="" /></div><br />
]]></content:encoded><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20080427073903/joel-et-ethan-cohen-et-moi/</link><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2008-04-27T07:39:03+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080418013948/paul-thomas-anderson-et-moi/"><title>Paul Thomas Anderson et moi</title><description>Je me passionne pour l'itinéraire du héros de &quot;There will be blood&quot;, Daniel Day Lewis incarne ce chercheur d'or noir dans l'Amérique du XXe siècle naissant. Je suis impressionné par l'ambiguïté de ce personnage restituée avec brio par l'acteur, il acquiert une terrible épaisseur dans sa route vers la fortune. Je m'attache à la manière dont il combat le pouvoir religieux, les aléas du scénario révèlent sa monstruosité enfouie. Je décroche au bout de deux heures, le film de Paul Thomas Anderson se termine en portrait de l'entrepreneur enrichi et vieillissant. Je suis finalement las des grosses grimaces de Daniel Day Lewis derrière l'épaisse couche de maquillage, il devient très démonstratif pour illustrer la misanthropie de son personnage muré dans la folie. Je me souviens de l'ennui ressenti cet hiver au cours des trois heures de &quot;Magnolia&quot; revu à la </description><content:encoded><![CDATA[Je me passionne pour l'itinéraire du héros de "There will be blood", Daniel Day Lewis incarne ce chercheur d'or noir dans l'Amérique du XXe siècle naissant. Je suis impressionné par l'ambiguïté de ce personnage restituée avec brio par l'acteur, il acquiert une terrible épaisseur dans sa route vers la fortune. Je m'attache à la manière dont il combat le pouvoir religieux, les aléas du scénario révèlent sa monstruosité enfouie. Je décroche au bout de deux heures, le film de Paul Thomas Anderson se termine en portrait de l'entrepreneur enrichi et vieillissant. Je suis finalement las des grosses grimaces de Daniel Day Lewis derrière l'épaisse couche de maquillage, il devient très démonstratif pour illustrer la misanthropie de son personnage muré dans la folie. Je me souviens de l'ennui ressenti cet hiver au cours des trois heures de "Magnolia" revu à la <a " target="_blank"<a href= "http://www.lacinemathequedetoulouse.com/films/index.php?m=f&id=2889">Cinémathèque</a> pour la troisième fois.<br />
La salle de la <a " target="_blank"<a href= "http://www.lacinemathequedetoulouse.com/films/index.php?m=f&id=3043">Cinémathèque</a> n'est pas loin d'afficher complet, je suis frappé par l'inhabituelle diversité des publics dans une séance d'Extrême cinéma. Les organisateurs du festival présentent longuement le programme de la soirée, je m'étonne du succès d'un film dont même Jackie Kennedy a vu les images à sa sortie en salles. On nous annonce des scènes de pure comédie, je suis impatient de découvrir cet objet. "Gorge Profonde" s'intéresse particulièrement à l'orgasme clitoridien, j'ai rarement été confronté sur grand écran à des vulves aussi poilues. Un homosexuel s'est glissé dans la foule des personnages masculins, je ne trouve qu'un seul mec à mon goût parmi eux. J.-P. s'amuse des scènes burlesques, je suis surpris de ne pas m'ennuyer.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/j/j/jjw/20080412-19893091744800218672d49.jpg" width="600" height="400" border="1" alt="" title="" /></div><br />
Photo: "There will be blood"]]></content:encoded><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20080418013948/paul-thomas-anderson-et-moi/</link><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2008-04-18T01:39:48+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080412031110/thierry-de-peretti-et-moi/"><title>Thierry de Peretti et moi</title><description>Je lis un message à mon intention : «Vu le &quot;Hamlet etc...&quot; de Koltès, euh pardon, de Peretti, au Garonne... Indigence affligeante, le frangin de Koltès s'en fout plein les fouilles avec les brouillons de son grand frère... C'est comme si toi, moi, ou d'autres, donnaient à entendre leur belles rédac de 3ème... J'aime sans doute trop Koltès, mais ce texte, et cette mise en scène digne des premiers balbutiements d'un couillon prétentieusement voué à la scène, me laissent abasourdi, ébaubi, méchamment étourdi... Si jamais c'est dans ton agenda, évite!».
Un projecteur s'écrase bruyamment à l'avant scène au début du &quot;Jour des meurtres dans l'histoire d'Hamlet&quot;, je réagis à peine malgré la proximité et le bruit sourd provoqué par l'incident. Un acteur sursaute aussitôt et se vautre à terre au pied de ce cadavre de métal, je ne suis dupe à aucun moment. Pascal Tagnati en Hamlet se déshabille entièrement, la pure blancheur de son corps m'hypnotise. La mise en scène du texte de Bernard-Marie Koltès par Thierry de Peretti ne cesse de me surprendre, je m'emballe devant la performance de Pascal Tagnati. Les personnages ouvrent les portes du </description><content:encoded><![CDATA[Je lis un message à mon intention : «Vu le "Hamlet etc..." de Koltès, euh pardon, de Peretti, au Garonne... Indigence affligeante, le frangin de Koltès s'en fout plein les fouilles avec les brouillons de son grand frère... C'est comme si toi, moi, ou d'autres, donnaient à entendre leur belles rédac de 3ème... J'aime sans doute trop Koltès, mais ce texte, et cette mise en scène digne des premiers balbutiements d'un couillon prétentieusement voué à la scène, me laissent abasourdi, ébaubi, méchamment étourdi... Si jamais c'est dans ton agenda, évite!».<br />
Un projecteur s'écrase bruyamment à l'avant scène au début du "Jour des meurtres dans l'histoire d'Hamlet", je réagis à peine malgré la proximité et le bruit sourd provoqué par l'incident. Un acteur sursaute aussitôt et se vautre à terre au pied de ce cadavre de métal, je ne suis dupe à aucun moment. Pascal Tagnati en Hamlet se déshabille entièrement, la pure blancheur de son corps m'hypnotise. La mise en scène du texte de Bernard-Marie Koltès par Thierry de Peretti ne cesse de me surprendre, je m'emballe devant la performance de Pascal Tagnati. Les personnages ouvrent les portes du <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatregaronne.com/">théâtre Garonne</a>, je suis éberlué de voir le plateau déboucher ainsi sur la rue où un passant tourne la tête au loin. M. est très enthousiaste, je ne me souviens pas l'avoir déjà vu dans un tel état à la fin d'un spectacle.<br />
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"Le Jour des meurtres dans ..." © Pierre Grosbois]]></content:encoded><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20080412031110/thierry-de-peretti-et-moi/</link><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2008-04-12T03:11:10+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080405022610/agathe-melinand-et-moi/"><title>Agathe Mélinand et moi</title><description>J'admire les effets spéciaux mis en scène par </description><content:encoded><![CDATA[J'admire les effets spéciaux mis en scène par <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20080119013220">Laurent Pelly</a> dans "les Aventures d'Alice au pays des merveilles", Christiane Millet porte seule le texte de Lewis Carroll dans le petit théâtre du <a " target="_blank"<a href= "http://www.tnt-cite.com">TNT</a>. L'adaptation d'Agathe Mélinand n'adopte aucun point de vue, je m'endors peu à peu devant cette copie approximative du film de Walt Disney. Les adolescents et les enfants ont l'air ravis de leur soirée au théâtre, je ne comprends pas l'intérêt de cette proposition. Agathe Mélinand proclame dans le programme que ce «spectacle n'est pas jeune public», je suis persuadé du contraire en quittant les lieux. J'ai l'impression de m'être fait arnaqué par une telle affirmation destinée à remplir la salle, J.-P. ramasse des cartes à jouer tombées en pluie à l'avant-scène au milieu des gamins.<br />
"La Sorcellerie à travers les âges" ouvre le dixième festival Extrême Cinéma à la <a " target="_blank"<a href= "http://www.lacinemathequedetoulouse.com/films/index.php?m=f&id=719">Cinémathèque de Toulouse</a>, je revois avec intérêt le film hybride de Benjamin Christensen accompagné par un mix de GDZ. J.-P. s'agite près de moi, je trouve la musique électro un peu envahissante. M. rapplique pour le cocktail après la projection, j'ingurgite des babas au rhum, des éclairs au chocolat, des macarons, des cannelés, et beaucoup de petits gâteaux à la crème. Je fais une halte au <a " target="_blank"<a href= "http://www.bears-toulouse.com/">Bear's</a> avec J.-P., je bois un Coca Cola et j'ai envie de gerber.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/j/j/jjw/20080402-53434755847f2cf0d8595b.jpg" width="600" height="380" border="1" alt="" title="" /></div><br />
"Les Aventures d'Alice au pays des merveilles" © Guy Delahaye]]></content:encoded><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20080405022610/agathe-melinand-et-moi/</link><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2008-04-05T02:26:10+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080404004430/didier-carette-et-moi-8/"><title>Didier Carette et moi (8)</title><description></description><content:encoded><![CDATA[<a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20070611150318">Régis Goudot</a> m'arrête dans le hall du <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatresorano.com">théâtre Sorano</a>, j'ai appris la veille son remplacement dans la distribution de "La Cerisaie" en raison du plâtre qui immobilise son pied. Je savoure enfin la présence de Didier Carette sur scène, une foule de comédiens s'agite autour de lui. Il balance deux ou trois anachronismes, je me demande quel rôle il tenait dans cette pièce quinze ans plus tôt aux côtés de Marie-Christine Barrault sur la même scène. Il me fait rire, je suis très déçu par le reste de la distribution. Je finis par m'ennuyer, Cécile Brochard ne cesse de faire du bruit en extirpant de leur emballage les bonbons qu'elle ingurgite frénétiquement près de moi. Des tableaux de pure mise en scène me réveillent entre chaque acte, je prends alors un vrai plaisir à retrouver ce dont je raffole chez Carette. Les comédiens reviennent au texte de Tchekhov, je suis de nouveau accablé par l'ennui. Georges Gaillard apparaît seul dans la dernière scène, je suis frustré de ne pas avoir eu le loisir de l'apprécier plus longtemps. J'évite de croiser <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20070608004550">Didier Carette</a> après le spectacle, il est heureusement fort sollicité en ce soir de première.<br />
La salle du <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatredupave.org/">Théâtre du Pavé</a> est bondée, je lis le texte d'introduction d'"Andromaque"  déroulé à la manière du générique de "Star wars" sur le rideau de scène. La mise en scène de <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20060120200019">Francis Azéma</a> installe un climat de science-fiction, le décor et les costumes me laissent perplexe. Jean-Baptiste Azéma est fringué comme s'il posait pour Pierre & Gilles, je suis séduit par son interprétation fragile d'Oreste. Il s'approche très près de son meilleur ami Pylade joué par Grégory Bourrut, je m'amuse de l'ambiguïté de leur étreinte. <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20061229011459">Corinne Mariotto</a> incarne Andromaque, je suis comme d'habitude ému par son travail d'une belle justesse. Je croise Coraline Lamaison au bar, elle me raconte qu'elle n'était pas de la distribution dans la mise en scène de la pièce par <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20070513022606">Claude Bardouil</a> en 1999. J'apprends qu'elle interprétait Andromaque dans une scène du "Bal des anges", une création collective antérieure de la compagnie Parlez-moi d'amour.<br />
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Photo: Didier Carette dans "<a " target="_blank"<a href= "http://patrickmollphoto.com/galeries/theatre/2007-2008/Cerisaie2/index.html">La Cerisaie</a>"]]></content:encoded><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20080404004430/didier-carette-et-moi-8/</link><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2008-04-04T00:44:30+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080330084939/pippo-delbono-et-moi-3/"><title>Pippo Delbono et moi (3)</title><description>Je tombe sur </description><content:encoded><![CDATA[Je tombe sur <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20070513022606">Claude Bardouil</a> dans le hall du TNT, il s'apprête à assister une seconde fois au spectacle de Pippo Delbono. Je lui rappelle qu'il n'avait pas aimé "Urlo" vu précédemment dans la même salle. Je l'écoute justifier son enthousiasme, il avoue son admiration devant la mise à nu radicale du metteur en scène dans cette dernière création. Les corps mutilés ou sacrifiés par la maladie et la mort ouvrent "Cette obscurité féroce", j'examine le corps musclé quasiment dénudé de Pepe Robledo. Le défilé infini des créatures majestueuses m'émerveille, je suis toujours impressionné par l'aisance naturelle avec laquelle Bobo évolue sur le plateau. Le metteur en scène ménage ses effets dans un décor d'une blancheur nue, je ne suis pas submergé par l'émotion comme trois ans plus tôt dans "Urlo". Il termine par une performance en solo, je trouve sa démarche courageuse.<br />
<a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20071216231513">Pippo Delbono</a> parle de son enfance aux spectateurs de la grande salle du <a " target="_blank"<a href= "http://www.tnt-cite.com">TNT</a> encore baignée de lumière, je me demande si je vais réussir à m'intéresser à cet exercice pendant une heure et demie. "Récits de juin" se poursuit avec le récit de la mort de son premier amour, je suis saisi par cette histoire que je connais pourtant déjà pour l'avoir lu dans la presse. Il enchaîne avec un extrait du "Temps des assassins" relatant ce drame, je revois avec plaisir ce moment d'infime délicatesse. Il revient en détails sur son cheminement dans les rues de Gênes juste après l'annonce de sa séropositivité, je chancelle à cet instant sur mon siège comme si j'étais au bord d'un précipice. Pippo poursuit son récit avec beaucoup d'humour, je suis attentif à d'autres extraits de créations antérieures qui me sont inconnues. Il s'attarde sur la personnalité de Bobo, je suis très ému quand ce dernier vient saluer l'audience avec lui. Après le spectacle, je croise Cécile Brochard dans le hall du théâtre avec son homme. Je suis curieux de connaître leur avis sur "Alice au pays des merveilles" à l'affiche de la petite salle dans la mise en scène de <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20080119013220">Laurent Pelly</a>, il dit s'y être ennuyé.<br />
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"Cette obscurité féroce" © Gianluigi di Napoli]]></content:encoded><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20080330084939/pippo-delbono-et-moi-3/</link><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2008-03-30T08:49:39+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080324151432/manuela-agnesini-et-moi/"><title>Manuela Agnesini et moi</title><description>Le petit atelier du </description><content:encoded><![CDATA[Le petit atelier du <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatregaronne.com/">théâtre Garonne</a> baigne dans la pénombre, j'entends Manuela Agnesini lire des extraits du "Carnet de bal d'une courtisane" de Grisélidis Réal. L'auteur énonce la liste des prestations sexuelles prodiguées à chaque client accompagnées du montant en francs perçu en échange, je suis intrigué par cet exercice de style. Ce texte me rappelle le carnet sur lequel je dressais la liste de mes contacts sexuels péchés sur les réseaux téléphoniques, pour éviter de tomber plusieurs fois sur un plan cul foireux. Quatre écrans vidéo déroulent des images de Jane Fonda ou Cindy Crawford en plein exercice de gymnastique, je regarde le mammouth juché sur une petite locomotive avançant lentement sur les rails autour de l'installation. D'autres animaux en peluche sont disposés ça et là, je distingue peu à peu la silhouette de Manuela Agnesini qui se redresse derrière une imposante perruque. "Au commencement était la chair…" se poursuit avec les images interminables d'une caméra s'enfonçant dans un vagin, la diction trop lente de l'artiste m'empêche de saisir le texte philosophique lu. L'image blanche renvoyée par les écrans vidéo se tâche lentement de rouge, je sors de la salle un peu soulagé par la fin de cette installation chorégraphique un poil trop longue. Manuela Agnesini me raconte comment elle a filmé l'intérieur de son sexe, je m'amuse de l'entendre annoncer la venue de sa gynécologue lors de la représentation du lendemain.<br />
Les quatre interprètes de "Quatorze" sont quasiment nus dans la pénombre du studio du <a " target="_blank"<a href= "http://www.cdctoulouse.com/">CDC</a>, la chorégraphie de David Wampach me divertit follement. La fête s'installe après ce dernier spectacle en clôture du festival C'est de la danse contemporaine, j'y croise Coraline Lamaison avec <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20070513022606">Claude Bardouil</a>. Ce dernier me détaille son emballement pour l'installation de Manuela Agnesini, j'évoque l'insolite et saugrenu "About you" de Sylvain Prunenec vu la veille à l'église Saint-Pierre-des-Cuisines. Christophe Bergon mange beaucoup de fromage, je lui explique les raisons pour lesquelles "D'un jour à l'autre" de Patricia Ferrara est le seul spectacle qui m'a déplu dans la programmation du festival. David Wampach danse avec ses béquilles et son pied dans le plâtre, je m'empiffre de bonbons. M. exhibe des signes de fatigue, je quitte les lieux avec lui avant le début du karaoké. Je retrouve Lola</a> sortant du Beaucoup, nous prenons avec J.-P. le chemin du <a " target="_blank"<a href= "http://www.legrandcirque.net/">Grand Cirque</a> où l'ambiance se révèle détestable.<br />
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Photo: "Quatorze"]]></content:encoded><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20080324151432/manuela-agnesini-et-moi/</link><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2008-03-24T15:14:32+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080317174742/merce-cunningham-et-moi/"><title>Merce Cunningham et moi</title><description>J'ai n'ai aucun papier sur moi pour emprunter un ipod dans le hall du </description><content:encoded><![CDATA[J'ai n'ai aucun papier sur moi pour emprunter un ipod dans le hall du <a " target="_blank"<a href= "http://www.tnt-cite.com">TNT</a>, B. y dépose son permis de conduire et me confie l'objet obtenu en échange. La musique de John Cage est interprétée live par Joan La Barbara pendant "XOVER", les cris de mouette dépressive qu'elle pousse perturbent ma perception de la chorégraphie de Merce Cunningham. Ktoo s'installe près de moi après l'entracte, je mets en route mon ipod pour apprécier "eyeSpace". Je finis par en régler le son au minimum pour me concentrer sur la chorégraphie, la création sonore restituant pour la scène un environnement de transports en commun en devient plus perceptible. Les gazouillis des ipod raisonnent comme des cigales dans la grande salle du TNT, je ne suis pas davantage convaincu par la chorégraphie de Cunningham. Je restitue le gadget à B. pendant le second entracte, elle affiche une certaine déception après les deux pièces présentées. J'en profite pour étaler mon profond ennui ressenti lors du " Roi Lear" vu la semaine précédente dans la même salle dans une mise en scène de Jean-François Sivadier. Le programme s'achève avec "Sounddance", cette pièce de 1975 me bluffe finalement. J'échange mes impressions après la représentation autour d'un verre et quelques sucreries, je note que mon avis est largement partagé. <br />
R. m'entraîne à la Halle aux Grains où les Victoires de la musique classique sont retransmises en direct sur France 3, je vois pour la première fois Tugan Sokhiev diriger l'Orchestre national du Capitole de Toulouse. La salle est éclairée sous un jour splendide encore inédit à mes yeux, j'observe attentivement le hors champs de l'émission de télévision. Jean-François Zygel décrypte l'écriture du "Boléro" de Ravel avec les musiciens de l'orchestre, je me réjouis de cette leçon de musique fort pédagogique. Les Sacqueboutiers prennent place, les instruments de cet ensemble de cuivres anciens de Toulouse attisent ma curiosité et leur musique m'enchante.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/j/j/jjw/20080313-17116605747d897e97852c.jpg" width="410" height="297" border="1" alt="" title="" /></div><br />
Photo: "eyeSpace"]]></content:encoded><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20080317174742/merce-cunningham-et-moi/</link><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2008-03-17T17:47:42+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080313031314/marco-berrettini-et-moi/"><title>Marco Berrettini et moi</title><description>Je retrouve C. dans le hall du </description><content:encoded><![CDATA[Je retrouve C. dans le hall du <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatregaronne.com/">théâtre Garonne</a>, Annie Bozzini et Laurent Goumarre y échangent quelques banalités. Je suis éberlué face à l'excitation de C. lors de l'apparition de Mathieu Amalric dans la file d'attente, elle l'invite à s'asseoir près d'elle dans le public. "L'Opérette sans sou, si..." de Marco Berrettini débute par un numéro visuel un peu désuet, je me prends vite au jeu de l'enchaînement des scènes musicales borderline. Jérôme Brabant est grimé en Luis Mariano, je me régale de ce numéro loufoque. J'apprends plus tard la cause de la présence de Mathieu Amalric ce soir, ce dernier est un ami et grand admirateur de Marco Berrettini. Je me cale comme chaque soir sur <a " target="_blank"<a href= "http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/minuit_dix/fiche.php?diffusion_id=59736">France Culture</a> une fois rentré chez moi, Laurent Goumarre interroge Olivier Assayas au sujet de sa carte blanche à l'invitation du festival <a " target="_blank"<a href= "http://www.zoomarriere.com">Zoom Arrière</a>. Je l'écoute parler de "Basquiat" de Julian Schnabel, Berrettini lui succède au micro en direct de la <a " target="_blank"<a href= "http://www.lacinemathequedetoulouse.com/films/index.php?m=f&id=2984">Cinémathèque de Toulouse</a>.<br />
Les cameras d'<a " target="_blank"<a href= "http://www.oc-tv.net">OC-TV</a> sont posées aux abords de la scène du Théâtre Garonne, Marco Berrettini invite en vain les spectateurs retardataires à rejoindre la table de jeu installée au centre de la scène. "*MELK PROD. goes to New Orleans" déroule un catalogue de clichés sur l'Amérique profonde, je m'abreuve de ces tableaux décalés. Je quitte C. à l'entrée de la rue d'Aubuisson, je me rends compte que la permanence électorale du Modem est installée dans les murs d'un ancien sauna gay devenu plus tard un sex-club puis un gay store. Je m'engage dans la rue Saint-Aubin, <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20080119013220">Laurent Pelly</a> pédale sur un vélo de location sponsorisé par une banque.<br />
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"L'Opérette sans sou, si..." © Raoul Gilibert]]></content:encoded><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20080313031314/marco-berrettini-et-moi/</link><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2008-03-13T03:13:14+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080308180202/alain-buffard-et-moi/"><title>Alain Buffard et moi</title><description>J.-P. m'écrit: «10h30 l'interphone sonne ! &quot;Monsieur un paquet pour vous !&quot;, je ne pensais pas recevoir aussi rapidement le popper's commandé à l'étranger, c'est super bien emballé et la marchandise arrive en recommandé à la maison. Le gars du sex-shop en ville m'a expliqué qu'ils avaient une tolérance pour vendre du popper's en attendant l'épuisement des stocks du fournisseur... Par contre faut voir à quel prix ! De 7,90 la fiole est passée à 15 euros... J'ai fini le week-end en beauté en me reconnectant sur tchatche.com, un jeune homme de 22 ans bien propret est venu me voir vers 1 heure du matin, m'expliquant qu'il avait pas l'habitude de ce genre de trucs... Il s'est très bien débrouillé, je vais avoir du mal à m'asseoir à mon bureau cet après midi... ». 
Le </description><content:encoded><![CDATA[J.-P. m'écrit: «10h30 l'interphone sonne ! "Monsieur un paquet pour vous !", je ne pensais pas recevoir aussi rapidement le popper's commandé à l'étranger, c'est super bien emballé et la marchandise arrive en recommandé à la maison. Le gars du sex-shop en ville m'a expliqué qu'ils avaient une tolérance pour vendre du popper's en attendant l'épuisement des stocks du fournisseur... Par contre faut voir à quel prix ! De 7,90 la fiole est passée à 15 euros... J'ai fini le week-end en beauté en me reconnectant sur tchatche.com, un jeune homme de 22 ans bien propret est venu me voir vers 1 heure du matin, m'expliquant qu'il avait pas l'habitude de ce genre de trucs... Il s'est très bien débrouillé, je vais avoir du mal à m'asseoir à mon bureau cet après midi... ». <br />
Le <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatregaronne.com/">théâtre Garonne</a> est bondé, j'attends beaucoup de "(Not) a Love Song" d'Alain Buffard après les échos élogieux venus de <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20070513022606">Claude Bardouil</a>. Miguel Gutierrez et Vincent Ségal sont déjà sur scène, je découvre ensuite l'incroyable talent de performeuses de Vera Mantero et Claudia Triozzi. Les numéros de divas déchues se succèdent, je lis la traduction surtitrée des dialogues portés par les trois acteurs et celle des paroles des chansons réarrangées par le musicien. Les scènes de films jouées s'enchaînent à des chorégraphies tirées de films, je n'arrive pas à identifier vraiment toutes ces citations pourtant familières. Je me perds un peu à tenter de recoller ces morceaux épars, quelques chansons me sont inconnues. Je suis impressionné par les prouesses des interprètes à la fois danseurs et chanteurs, je reconnais à la fin du spectacle une scène tirée de "Femmes" de George Cukor revu dernièrement à la <a " target="_blank"<a href= "http://www.lacinemathequedetoulouse.com/films/index.php?m=f&id=2886/">Cinémathèque</a>.<br />
Le titre de la pièce de Jean-Paul Sartre s'affiche en lettres rouges au dessus de la scène du <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatresorano.com">théâtre Sorano</a>, la vieille lesbienne de "Huis clos" incarnée par Marief Guittier me rappelle la marquise de Merteuil des "Liaisons dangereuses. Le jeu de Christian Drillaud me rebute par son côté XXe siècle, je sors de la salle finalement satisfait. A. prend à peine le temps de me saluer dans le hall avant de s'éclipser.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/j/j/jjw/20080301-14539022347c97e7cb31fc.jpg" width="490" height="325" border="1" alt="" title="" /></div><br />
"(Not) a Love Song" © Marc Domage]]></content:encoded><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20080308180202/alain-buffard-et-moi/</link><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2008-03-08T18:02:02+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080302034352/michele-anne-de-mey-et-moi/"><title>Michèle Anne De Mey et moi</title><description>Je découvre un message d'André Le Hir: «Je sors du </description><content:encoded><![CDATA[Je découvre un message d'André Le Hir: «Je sors du <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatredupave.org">théâtre du Pavé</a>, je viens de voir mon ami <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20060926152839">Denis Rey</a> dans un inouï monologue de Valletti, malgré toute la fatigue qui m'étreint méchamment après une tournée magnifique et parfois misérable, voir et sentir un acteur qui a la foutue audace de ne pas faire un numéro d'acteur, mais de donner avec finesse, générosité, tendresse, et tellement de drôlerie, me comble infiniment... Je te le conseille vivement. Amicalement, ...». Je savoure la "Sinfonia Eroica" selon Michèle Anne De Mey sur le plateau nu de la grande salle du <a " target="_blank"<a href= "http://www.tnt-cite.com">TNT</a>, la troupe des jeunes et beaux danseurs se déploie avec fougue et classicisme dans l'immensité de cet espace. J'observe l'un d'eux triturer la commande du son de la chaîne stéréo installée sur un côté de la scène, la troisième symphonie de Beethoven se tait aussitôt. La chorégraphie se poursuit dans le silence et sur d'autres notes avant le retour de la "Symphonie Héroïque", je me laisse presque malgré moi embarquer par un mouvement d'euphorie légère. Le spectacle se termine en ballet quasi aquatique quand les danseurs glissent sur des nappes d'eau répandues sur le plateau, je profite allègrement de cette vague de fraîcheur. Ktoo m'offre un verre de vin au bar du théâtre à l'occasion de mon anniversaire, <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20070513022606">Claude Bardouil</a> m'annonce son entrée en résidence de création avec la chorégraphe <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20070414003222">Rita Cioffi</a>. Je rejoins J.-P. chez lui où il me sert des crêpes, nous terminons la nuit en commérages au Grand Cirque.<br />
Je retrouve C. dans la grande salle du cinéma <a " target="_blank"<a href= "http://www.cinemas-utopia.org/toulouse">Utopia</a>, la noirceur de "Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street" me fait d'emblée penser à celle de "Batman". La manière dont Johnny Depp en barbier manie le rasoir me rappelle irrésistiblement son rôle dans "Edward aux mains d'argent" du même Tim Burton, son talent de chanteur me parait bien douteux. "Sweeney Todd" se termine dans un bain de sang qui me laisse perplexe, je suis effrayé par la cruauté de cette comédie musicale mise en image par <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20050725144602">Tim Burton</a>. J'accompagne C. chez elle, je rentre plus tard en longeant le Canal du midi à trois heures du matin sous la pluie.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/j/j/jjw/20080301-10560076247c969ffdac8c.jpg" width="650" height="426" border="1" alt="" title="" /></div><br />
Photo: "Sinfonia Eroica"]]></content:encoded><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20080302034352/michele-anne-de-mey-et-moi/</link><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2008-03-02T03:43:52+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.jjw.gayattitude.com/20080228014342/damiaan-de-schrijver-et-moi-3/"><title>Damiaan De Schrijver et moi (3)</title><description>Cécile Brochard m'écrit: «Je suis admirative face à ta frénésie de danse contemporaine, je t'avoue que moi en règle générale, ça m'emmerde prodigieusement! On ne se refait pas et ma culture comporte ainsi des pans entiers de vide intersidéral que je me refuse à dépoussiérer... bouh, c'est mal! Je ne connais pas non plus le film de Resnais dont tu me parles, mais je me promets de combler cette lacune très vite sur tes conseils, ça sonne joliment bien &quot;Pas sur la bouche&quot; et j'aime beaucoup Resnais... [...] À signaler aussi &quot;les Monologues du pénis&quot; au Théâtre de Saint-Orens, un endroit où je n'ai jamais mis les pieds : en voyant le titre, j'ai cru ne pas m'arrêter de rire (je suis d'un prévisible pipi caca, c'en est affligeant!). Peut-être pourrions-nous y faire une virée en groupe copains-copines un soir de grande disette où l'on aurait pris du poppers? Surtout que je n'ai même pas vu &quot;les Monologues&quot; de leur homologue (vaginal)... [...]».
Les trois acteurs du collectif tg STAN sont déjà sur scène alors que les spectateurs s'installent dans la salle du </description><content:encoded><![CDATA[Cécile Brochard m'écrit: «Je suis admirative face à ta frénésie de danse contemporaine, je t'avoue que moi en règle générale, ça m'emmerde prodigieusement! On ne se refait pas et ma culture comporte ainsi des pans entiers de vide intersidéral que je me refuse à dépoussiérer... bouh, c'est mal! Je ne connais pas non plus le film de Resnais dont tu me parles, mais je me promets de combler cette lacune très vite sur tes conseils, ça sonne joliment bien "Pas sur la bouche" et j'aime beaucoup Resnais... [...] À signaler aussi "les Monologues du pénis" au Théâtre de Saint-Orens, un endroit où je n'ai jamais mis les pieds : en voyant le titre, j'ai cru ne pas m'arrêter de rire (je suis d'un prévisible pipi caca, c'en est affligeant!). Peut-être pourrions-nous y faire une virée en groupe copains-copines un soir de grande disette où l'on aurait pris du poppers? Surtout que je n'ai même pas vu "les Monologues" de leur homologue (vaginal)... [...]».<br />
Les trois acteurs du collectif tg STAN sont déjà sur scène alors que les spectateurs s'installent dans la salle du <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatregaronne.com/">théâtre Garonne</a>, je m'amuse de voir Damiaan De Schrijver se précipiter sur les retardataires. "«Sauve qui peut» pas mal comme titre" est une succession de quelques "Dramuscules" de Thomas Bernhard, l'interprétation outrancière me laisse d'abord perplexe. Le champagne coule à flot et les coupes débordent, je suis très mal à l'aise devant cette débauche de rires baveux sur un texte présentant une poignée de bourgeois racistes et odieux. Damiaan De Schrijver en fait des tonnes, je ne suis pas surpris de ma déception pour avoir lu des critiques peu réjouissantes parues dans la presse nationale à l'occasion des représentations parisiennes au Théâtre de la Bastille. <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20070307034414">Damiaan De Schrijver</a> se casse presque la gueule sur une chaise fatiguée qui lâche, je suis parfois captivé par l'interprétation des derniers "dramuscules" choisis. Sur la terrasse du bar, je tente de convaincre M. de la brûlante actualité de ce spectacle ici comme ailleurs.<br />
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