29/05/2006Christoph Hochhaüsler et moiJe rejoins Lola dans une salle de l’ABC. "L’imposteur", de Christoph Hochhaüsler, me réjouis d’abord. Je me régale des scènes familiales qui révèlent un certain malaise. Les scènes sexuelles m’intriguent. Je m’amuse beaucoup en voyant le jeune héros uriner dans son bain. Les pulsions macabres de ce dernier finissent par me mettre un peu mal à l’aise. Plus tard, je confronte avec Lola mes impressions. Il pense que les plans culs ne sont pas forcément fantasmés par le héros contrairement à ce que je soutiens. Je lui lis la critique des Cahiers du cinéma. Il me parle encore du dernier film d’Almodóvar.
25/05/2006Franck II Louise et moiPendant le ballet hip-hop de Franck II Louise, je scrute sans me lasser les torses nus des danseurs, tous très différents. Certains ont des corps flasques, à l’inverse d’autres sont très secs. "Drop it" se termine par une standing ovation du public d’Odyssud. La session de free style que j’espérais n’a pas lieu. J’invite J.-P. à faire le tour de l’étang du jardin partiellement éclairé. Des crapauds croisent notre route. Nous faisons une halte chez Lola qui écoute le disque de l’interprète de "Volver", la chanson du dernier Almodóvar. Chez J.-P., je reste bloqué sur la TVE qui retransmet la demi-finale du Concours Eurovision de la chanson. Même s’il n’en a rien à faire, je lui explique pourquoi la chanson de Séverine Ferrer, "Coco dance", a de fortes chances de gagner et de figurer sur la liste des tubes de cet été. Le chanteur russe attire aussi mon attention.
22/05/2006Steven Soderbergh et moiA l’hôpital, mon médecin me dit que je n’ai pas de cholestérol, mais je n’y suis pas allé pour ça. Elle me trouve fatigué. Au cinéma Utopia du centre-ville, "Bubble" m’intrigue beaucoup. J’aime quand Steven Soderbergh s’applique à filmer consciencieusement le quotidien. J’aime ses mises en scène qui délimitent des univers clos. Je suis frappé par les multiples gros plans qui forcent l’empathie envers les personnages. Quand le crime est révélé, je suis bouleversé parce que le réalisme du film ne m’y a pas préparé. Malgré l’évidence, j’ai du mal à assimiler le dénouement. Je m’engouffre dans les fausses pistes du scénario. Sur tetu.com, je jubile et approuve à la lecture de ce passage de la première chronique cannoise de Yann Gonzalez : « Et cinéphile ? Oui. CINEPHILE! Même si je ne sais plus très bien ce que cela signifie. Même s'il y a parfois plus de cinéma dans une fête cannoise que dans un film cannois. Même si ce que l'on «joue» et ce que l'on fait pendant, après, ou autour d'un film peut s'avérer très éclairant. On pourrait appeler ça la cinéphilie du corps. Pleurer, baiser ou boire après une séance devraient être considérés comme des actes critiques, des manières d'inscrire les films dans sa vie – et dans sa réflexion. J'ai eu la main dans le slip devant certains films d'auteur (des Téchiné, des Pasolini), je me suis endormi pendant d'autres, j'ai marché durant des heures après "Family Life", de Ken Loach, j'ai embrassé violemment un garçon à la suite d'un teen-movie dont j'ai oublié le titre… ».

20/05/2006Didier Carette et moi (5)Au hasard des pages, je m’attarde sur ces vers d’"Une saison en enfer" :
A quatre heures du matin, l’été
Le sommeil d’amour dure encore.
Sous les bocages s’évapore
L’odeur du soir fêté.
Là-bas, dans leur vaste chantier
Au soleil des Hespérides,
Déjà s’agitent – en bras de chemise –
Les charpentiers.
Dans leurs Déserts de mousse, tranquilles,
Ils préparent les lambris précieux
Où la ville
Peindra de faux cieux.
Ô, pour ces Ouvriers charmants
Sujets d’un roi de Babylone,
Vénus! Quitte un instant les Amants
Dont l’âme est en couronne.
Ô Reine de Bergers,
Porte aux travailleurs l’eau-de-vie,
Que leurs forces soient en paix
En attendant le bain dans la mer à midi.
J.-P. me rejoint au Théâtre Sorano. "Rimbaud l’enragé", de Didier Carette, débute par des grésillements lumineux et étouffés qui illuminent la scène. Ghislain Lemaire sort de la pénombre. Il s’avance sur un tapis de roses blanches. Quelques roses sont rouges. Il porte un costume noir et austère. Il est torse nu sous sa veste ouverte. Régis Goudot le rejoint. Il est torse nu sous un gilet noir boutonné. Il traîne sa jambe prisonnière d’un carcan métallique. Son visage est outrageusement maquillé. Le crâne rasé, je trouve qu’il ressemble curieusement à l’allure baroque de Didier Carette. Postés devant un micro de chaque côté de la scène, ils disent, murmurent, hurlent "Une saison en enfer". Ils chantent parfois quelques vers, à tour de rôle ou en chœur. Ils fixent le public. Mes yeux naviguent de l’un à l’autre. Ils me fascinent. Au fond, la mère et la sœur d'Arthur Rimbaud sont attablées. Elles dînent. Elles s’approchent parfois pour parler de leur Arthur. L’émotion me saisit peu à peu, jusqu’à m’inonder en fin de course. Je suis comme hypnotisé par les mots du poète, accompagnés par la musique enivrante de Charlotte Castellat au piano et au violoncelle. Après la représentation, J.-P. me parle de la fourchette à rôti que les comédiennes manipulaient à la table dressée. Plus tard, il me raconte que lors d’un contrôle d’identité nocturne, un policier lui a conseillé de ne pas abuser du flacon de poppers découvert sur lui. Il ajoute que le flic a braqué sa lampe vers l’intérieur des narines. Il m’avoue alors qu’il avait honte de ne pas avoir les poils fraîchement taillés.

17/05/2006Jacques Nichet et moi (3)Au fur et à mesure que sont dévoilés les résultats des votes des téléspectateurs, j’échange par téléphone avec Martin des commentaires sur le dénouement de La Nouvelle star. A l’annonce de leur séparation, nous n’en revenons pas de voir les larmes de Gaël couler sur l’épaule de Florian qu’il serre fort dans ses bras. Je pleure presque devant ma télévision, comme je le fais parfois au cinéma devant certains mélos magnifiques.
Le lendemain au TNT, la mise en scène de Jacques Nichet du Suicidé tarde à me sortir de ma torpeur. Nous sommes très éloignés de la scène qui baigne dans la pénombre. Je découvre le texte Nicolaï Erdman. Au cours des brefs intermèdes musicaux signalant la fin de chaque acte, un impressionnant rideau rouge masque les changements de décor. Un immense portrait de Lénine y rayonne au centre. Je somnole parfois. J.-P. s’est endormi quelques instants. Pendant la scène du banquet précédent le suicide, je compte quatorze comédiens sur le plateau. À cet instant, je suis subjugué par la prodigieuse subtilité de la mise en scène. Je sors épuisé de cette première trop ronronnante. Je peine à rentrer chez moi à pied. Je m’effondre sur mon lit. J.-P. prend congé. Un peu plus tard, Bruno m’appelle depuis le Milk où il fanfaronne avec Arnaud. Je reste toute la soirée affalé sur mon lit.
14/05/2006Daï Sijie et moi"Les Filles du botaniste", de Daï Sijie, m’ennuie à force de platitude et de lourdeur. Pendant la scène où les filles se caressent et s’enivrent des vapeurs naturelles d’un tapis de feuilles sur lequel elles sont allongées, Lola me chuchote à l’oreille : « C’est le poppers des gouines chinoises ! ». Nous sortons de l’ABC ravi que le film soit enfin terminé. Au Grand Cirque, Éric se déhanche sur "Hung up", prend la pose allongé sur le billard au son de "Sorry", chante sur "I love New York", de Madonna.
Le lendemain, Lola débarque en plein après-midi. Il s’évapore dans le centre commercial Saint-Georges pour réapparaître quatre heures plus tard à la Cinémathèque. Thierry Jousse présente Collateral, de Michael Mann, et Lola me narre ses aventures de l’après-midi sur l’île du Ramier. Il me dit qu’il a des remontées de vapeurs enivrantes. J’ai beaucoup de mal à le faire taire.
06/05/2006Terrence Malick et moiAprès plusieurs minutes du "Nouveau Monde", de Terrence Malick, je comprends que je suis devant l’histoire de Pocahontas. Je ne me souviens pas avoir vu Colin Farrel dans un film auparavant. Il ne me convainc pas en tant qu’acteur. Je le trouve beaucoup trop musclé. La caméra s’attarde longuement sur la nature verte et vierge. Le film me parait interminable. Je m’ennuie tant que je m’endors presque à force d’images flottantes. Je me dis que j’ai de la chance de ne pas souffrir du mal de mer. Plus tard, G. me raconte qu’il m’a rêvé sous les traits du chanteur d’un groupe punk qu’il idolâtre. Il me dit que j’assurais comme une bête sur scène. Je termine la soirée avec Lola devant "Le triomphe des sept desperadas", un western spaghetti kitsch et camp, diffusé sur Arte en version espagnole.
Le lendemain, je retourne au cinéma Utopia du centre ville avec Martin. Je revois "Un año sin amor", d'Anahí Berneri, un an après l’avoir découvert aux Rencontres des cinémas d’Amérique latine de Toulouse. J’avais oublié que la santé du héros écrivain occupe une place si importante dans le récit. J’avais gardé un souvenir précis et poignant des épisodes de sa vie sexuelle. La relation épisodique et SM qu’il entretient avec un bel étalon m’a retourné une nouvelle fois.

03/05/2006Larry Clark et moiAu festival Extrême Cinéma, nous sortons de la cinémathèque un poil perplexes après le déballage gothique et gratuit de "House of the 1000 corpses", de Rob Zombie. Sur la terrasse du Tchin-Tchin, les ados nous tombent dessus. Au sortir d’un concert punk au Clandé, ils sont désespérés de ne pas trouver à louer en ville "L’Attaque de la Moussaka géante" pour terminer la soirée. Au Grand Cirque, Martin débarque après avoir vu "OSS 117". Je dis à Lola combien j’ai apprécié "Wassup Rockers", de Larry Clark. Je lui conseille d’y emmener les ados parce qu’on en voit d’autres, aussi amateurs de musiques bruyantes. Martin me demande quelle partie du film j’ai préférée. Je rétorque que j’ai été enthousiasmé tout au long. Je lui explique que la seconde partie m’a parue délirante, imprévisible au regard de la première presque documentaire et des films antérieurs du cinéaste. Je fixe longuement l’écran télé qui diffuse le dernier clip de Madonna. Je croise B. remontant muet des sous-sols. Il me fuit vers la sortie sous la pluie d’insultes que je déverse vers lui pour le faire réagir. Je tombe sur Alain. Il me dit avoir aperçu Arnaud et David au Mondial Moquette de Portet-sur-Garonne.

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Jarman en son jardin
Intégrale. Au Magic Cinéma de Bobigny, tous les films d’un cinéaste outrageant qui a filmé à l’anglaise
Par Gérard Lefort
Sur le tard de sa vie, alors qu’il se savait déjà condamné à mort par le sida qui l’embarqua le 19 février 1994, Derek Jarman, réalisateur de cinéma, vidéaste, scénariste, peintre, homme de théâtre, écrivain, acteur, costumier et plasticien britannique, né le 31 janvier 1942 à Northwood (Middlesex !), consacra beaucoup de son activité à l’entretien d’un jardin, son jardin, autour d’un cottage de pêcheur du sud de l’Angleterre qu’il avait acheté en 1986 lors d’une chasse aux jacinthes des bois en compagnie de Tilda Swinton, son actrice, amie et égérie. Ce jardinage fut son œuvre ultime et a donné lieu à un livre, un garden book, intitulé Un dernier jardin (1). Des photographies de Howard Sooley accompagnent les textes. Ce qu’on y découvre n’a pas grand-chose à voir avec ce qu’on appelle depuis le XVIIIe siècle un jardin «à l’anglaise». Certes, la nature y est civilisée à la façon d’un faux chaos. Mais le cottage de Jarman n’a rien d’un manoir et tout d’un cabanon en planches goudronnées. Et le jardin qui l’entoure a pris racine dans un environnement pour beaucoup infernal : immense étendue de galets et de végétations étiques, le long de la mer, face à la centrale nucléaire de Dungeness, dans le Kent.
Ange moqueur.
Comme un humour, le cottage de Jarman s’appelle Prospect Cottage. Cette maison et son jardin sont cependant un paradis. Le paradis, qui vient d’un mot d’ancien persan signifiant «un endroit verdoyant», hante tous les jardins, mais seuls certains y parviennent. Celui de Michael Derek Elworthy Jarman est un vrai paradis. Touffu, bordélique, bricolage de plantes autochtones (santoline, giroflées, aubépines) et d’essences rares, un vrai parterre d’arlequin, brodé de trésors décoratifs récupérés : galets glanés sur la grève, crocs de marinier rouillé, vieux outils qui font de nouvelles sculptures, madriers, bois flottés et autres fortunes de mer reconvertis en tuteur, poteau, treillage. Se promener aujourd’hui dans les films de Derek Jarman, c’est comme baguenauder en son jardin : à la fois Eden perdu et Gethsémani retrouvé, ce jardin des oliviers où Jésus se recueillit au milieu de ses disciples endormis avant son arrestation et sa Passion. On y marche en faisant attention, on s’arrête devant les plates-bandes d’une trentaine de films (courts et longs métrages), intrigué, médusé, alarmé parfois, embaumé et ravi tout le temps. C’est le paradis d’un ange moqueur, avec vue sur l’apocalypse.
De prime abord le visage de ses films est tellement changeant que l’on peine à singulariser leur originalité : quel est le lien, de l’expérimental des premiers courts métrages (début des années 70) au relatif classicisme de Wittgenstein (1993), biographie érotico-rococo de l’auteur du Tractatus, en passant par diverses pubs et vidéos clips pour Marianne Faithfull, The Smiths, les Pet Shop Boys, Patti Smith ? Comme toujours dans une œuvre d’art, la cohérence est diagonale et le lien, aberrant. Un de ses premiers court métrage (1974), tourné en super 8, se nomme In the Shadow of the Sun. C’est en effet, au sens musical, une suite d’ombres et de lumières. De même pour son élégie à Karen Blixen (Stolen Apples for Karen Blixen, 1972), où le vol des pommes se fond dans un portrait photographique de la baronne.
Le cinéma de Jarman ne dira jamais autre chose : un art de la superposition, de la solarisation, de la surexposition, et, plus précisément, de l’anamorphose, qui n’a rien à voir avec le collage et tout à faire avec la coexistence. C’est ça le cinéma, ou c’est ce qu’il aurait pu devenir, loin des scénarios manucurés et des images ratissées. De fait, à regarder le ciné-Jarman on songe souvent aux splendeurs du muet, au cinéma primitif, à celui de Méliès. Et à le voir parfois jouant en personne dans ses films, à Keaton : des mines de triste sire qui font rire, des facéties qui ne sont pas que comiques. Jarman, qui fut élève de la Slade School of Art au début des années 60, a beaucoup emprunté à la peinture. Constable sûrement, étant donné son obsession des paysages anglais, fussent-ils urbains, et par-dessus tout le Caravage, auquel il finit en 1986 par consacrer tout un film. Au début de The Last of England (1987), une saynète peut servir de passe-partout : on y voit un jeune skinhead s’acharner à coup de tatanes sur une reproduction du Bacchus du Caravage. Avant de se vautrer dessus pour s’y branler. Ce qui permet d’en découdre avec deux étiquettes collantes : Derek le pédé, Jarman l’iconoclaste.
Punk.
Certes, Jarman est né au cinéma et a une relative célébrité avec la vague punk qui, au milieu des années 70, submerge la Grande-Bretagne. Certes, son premier long métrage (1975) Sebastiane (unique film de l’histoire du cinéma entièrement parlé en latin) fut considéré comme un manifeste homo-érotique frondeur, rejoignant le Pink Narcissus d’Anonymous. Certes, il n’est pas rien que, dans Jubilee, on entende une lesbienne camionneuse hurler sa version très particulière du Rule, Britannia. Et ainsi de suite pour The Garden (1990), où la vie de Jésus est rapportée à une histoire d’homosexualité transcendée, jusqu’à Wittgenstein (1993), où Jarman, considérant que les anecdotes de la vie valent les aphorismes de la pensée, insiste sur la folle biographie du philosophe qui, il est vrai, lorsqu’il fut invité aux États-Unis par l’université de Berkeley, demanda s’il pouvait rencontrer son héroïne : Carmen Miranda.
Sur tous ces points, Jarman qui fut bien une (drag) queen du queer, frappa dur et sec et on chercherait aujourd’hui un cinéma outrageous qui lui ressemble. Mais ce serait le rater que de le parquer dans ces réductions de lui-même. Ne serait-ce que sur la question de l’homosexualité qui, dans son cinéma, est tout sauf une réponse. Comme Fassbinder, Jarman a toujours considéré que les rapports de classes sont plus forts que les rapports sexuels. Et que la politisation de l’homosexualité, la fameuse «révolution homosexuelle», emporte avec elle le risque de sa propre répression. Voir, ces derniers temps, les dérives sectaires du communautarisme gay, ou, tout ça pour ça, le droit conservateur à se marier, fonder une famille et avoir des enfants, auquel répond une image récurrente dans les films de Jarman : un landau en flammes.
Rêves.
Ça fait du bien de cracher sur un portrait de la Reine ou de Sarkozy quand il prétend être roi, il est nécessaire de défendre les opprimés, mais l’insurrection chez Jarman est d’une nature autrement irréductible. Ses films sont comme des tableaux de son Caravage chéri : tous les souvenirs qu’ils permettent, tous les rêves qu’ils attisent et les raisons de se révolter. On entend le rire d’une femme, on se rappelle de celui de Nico dans La Dolce Vita. Tilda Swinton se lance dans une danse des sept voiles, c’est Isadora Duncan qui revient. On voit un jeune homme fusillé à répétition, c’est Lorca qu’on assassine. Et puis tous ces expulsés, émigrants, sans-papiers, clandestins, bombardés, qui sont les âmes errantes et déportées, éclairées à la torche, filmées au bazooka dans The Last of England, film du XXe siècle qui vaut pour aujourd’hui.
Le cinéma de Jarman est comme une fiole de poppers sous nos narines endormies. A respirer à fond, avec les effets afférents dénombrés par l’impeccable Tilda Swinton : «Le foutoir, l’argot, la musique de Simon Fisher Turner, les vrais visages, l’intellectualisme, la mauvaise humeur, la bonne humeur, l’insolence, les normes, l’anarchie, le romantisme, le classicisme, l’optimisme, l’activisme, la jubilation, l’orgueil, la résistance, l’esprit, la lutte, les couleurs, la grâce, la passion, la beauté.»
Festival Théâtres au cinéma, au Magic Cinéma de Bobigny, du 28 mars au 13 avril. Rens. : 01 41 60 12 36 ou www.magic-cinéma.fr
(1) Ed. Thames et Hudson, 1996, 144 pp., 22,50 €.
Libération,
mercredi 26 mars 2008
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