28/02/2005Mes amis et moi (2)Avant d’aller à la Luna Club, B. nous confie à propos de son amant : « Il m’a sodomisé, j’ai très bien supporté son gros calibre de 22 cm. Je lui ai fait un poulet que j’avais acheté au Lidl ». A la Luna Club, tout le monde se la pète comme sur le dance-floor du Queen, mais ils ne sont qu’au bal de la fête à Neuneu. Toutes les cinq minutes, le DJ annonce l’anniversaire de Bidule, le pacs de Chose & Machine, la ménopause de la patronne et que sais-je encore…
A la Cinémathèque le lendemain, pendant la projection de "Yolanda et le voleur" de Vincente Minnelli, je pense à P. qui, telle l’héroïne naïve et innocente du film, passe son temps à parler à son ange gardien. Il m’a avoué récemment par téléphone avoir renoncé à se rendre à une partouze à laquelle il avait été invité. Il a préféré participer à une « Soirée lumière » où deux femmes communiquent avec les anges dans une pièce éclairée à la bougie.
27/02/2005Gene Kelly et moiDevant "Un américain à Paris" de Vincente Minnelli, sur l’écran de la Cinémathèque la révélation du double menton de Gene Kelly me déçoit.
Le lendemain, dans une scène chorégraphiée du "Pirate", du même Minnelli, un Gene Kelly plus jeune apparaît en mini short de toile noire ultra moulant. Des cuisses puissantes et un fessier avantageux me le rendent alors beaucoup plus sympathique. Dans une autre scène, il est arrêté par un vice-roi aux allures de vielle folle précieuse qui lui lance : « Vous êtes beau et bien bâti. Les pirates de votre espèce auxquels j’ai eu à faire qu’à présent étaient bedonnants et défraîchis ». Après la séance, je me retrouve dans la rue du Taur trop fréquentée comme de coutume le samedi après-midi, sous un ciel gris et menaçant. Et je revois cette scène de "Brigadoon", quand Gene Kelly se retrouve dans un bar bruyant et bondé après avoir quitté un village merveilleux et hors du temps caché dans une forêt écossaise.
25/02/2005Pour des raisons légales de protection des mineurs, cet article n'est accessible qu'aux inscrits. Vous pouvez vous identifier si vous êtes inscrit, ou vous inscrire si vous êtes majeur. 23/02/2005Vincente Minnelli et moi (2)Le cycle Vincente Minnelli à la Cinémathèque me rend joyeux. Je ne me lasse toujours pas de revoir "Gigi", film gentiment immoral et éloge luxuriant du libertinage. Le lendemain, je m'effondre de rire devant "Qu’est-ce que maman comprend à l’amour ?". Je pense à "Absolutely Fabulous". Je me souviens avoir lu quelque part que "La Femme modèle" de Minnelli était du "Ab Fab" avant la lettre. En fouillant dans mes archives, j’apprends que ces deux films sont les deux volets d’un diptyque. Le jour suivant, je traîne tout le monde voir "Brigadoon". Sous ses faux airs d’histoire d’amour béate et colorée, c’est un film sur la misanthropie et l’inadaptation au monde des grandes métropoles bruyantes et polluées. D. soupire et gigote pendant tout le film, B. ne s’attendait pas à voir un conte de fée à la Disney, A., au bout du rouleau, se fait vomir en rentrant avec une spatule en bois. Je lui demande si c’est parce qu’il ne voulait pas salir ses doigts. Dans mes archives, je lis que cette comédie musicale à succès créée à Broadway a aussi fait l’objet d’une adaptation gore à l’écran : "2 000 maniacs", de Herschell Gordon Lewis, inventeur du genre. A. aurait-il aussi vomi en la voyant ?

20/02/2005Pour des raisons légales de protection des mineurs, cet article n'est accessible qu'aux inscrits. Vous pouvez vous identifier si vous êtes inscrit, ou vous inscrire si vous êtes majeur. 19/02/2005Branlo, Nigloo et moiJeudi soir, j’arrive dans la cour de la cinémathèque pour voir « Une case provisoire » de Branlo et Nigloo. Il fait froid. Sous une tente, je me sers du vin chaud. Tout le monde est agglutiné sous la toile. Je sors en attendant l’heure du début du spectacle. On monte les marches d’un escalier qui mène au sommet d’un petit chapiteau baptisé le Tonneau. Les yeux rivés vers la piste en contrebas, une trentaine de spectateurs attendent dans la pénombre. Deux marionnettes s’animent, un homme les range dans un tonneau. Un personnage porte un masque aux yeux exorbités. Des portes s’ouvrent et se ferment autour de la petite piste circulaire. Je réalise que c’est la mise en scène des coulisses d’un spectacle. Les masques sont tristes et les clowns sont solitaires. L’atmosphère est un peu pesante. De véritables rats envahissent la scène. Ils s’agitent, tournent en rond, se bousculent et finissent par s’engouffrer en désordre dans un trou. J’ai ressenti un certain dégoût, je suis maintenant soulagé. Le décor s’écroule et celui d’un cirque s’installe. Le spectacle commence. Le dompteur de rats entre en scène avec son assistante et ses bêtes. Tout le monde est rassuré. Je pense à Shirley et Dino.

16/02/2005Pour des raisons légales de protection des mineurs, cet article n'est accessible qu'aux inscrits. Vous pouvez vous identifier si vous êtes inscrit, ou vous inscrire si vous êtes majeur. Martin Scorsese et moiJe détourne les yeux devant le réalisme de la scène de l’accident d’avion dans "Aviator". Ce n’est pas comme dans certains films où le sang qui gicle de partout m’amuse. Parfois, cela me laisse froid et je regarde les effets spéciaux avec admiration sans en rater une miette. C’est ce qui s’est passé pour "le Convoyeur" de Nicolas Boukhrief, par exemple. En sortant du film, je me dis que Scorsese a sagement réalisé une performance d’acteur fabriquée pour la course aux Oscars. J'ai l'impression qu'il s’est contenté du minimum syndical en livrant une succession de scènes éblouissantes qui au final ne font pas un grand film.
14/02/2005Lola et moi (2)Samedi, Lola m’accompagne au festival Cap’danse. La grande salle du TNT est pleine de jeunes comme on en voit rarement ici. Au milieu de la caillera qui s’interpelle joyeusement entre chaque tableau de chorégraphies urbaines, quelques spécimens de vielles rombières sapées à la mode gauche caviar ont échoué dans la place. Ce mélange des genres m’amuse. Beaucoup de jeunes danseurs sont torses nus. Je regrette d’être placé au fond de la salle. Après le show impeccable de Storm, quand vient le moment tant attendu du free style, c’est le total délire dans le théâtre. On zappe le cocktail avec les artistes pour aller se vautrer à la soirée Golden Age du Grand Cirque. B. et A. nous rejoignent. Je leur présente R.. J’annonce à tout le monde que j’ai été sollicité pour faire partie du jury qui élira Miss & Mr Luna 2005. Lola est pétrifié, A. est ravi, B. est intrigué. R. est mort de rire quand je détaille la liste des jurés. Pour me venger de tant de raillerie, je lui propose d’y prendre ma place. Trois heures plus tard, je me retrouve tout seul avec Lola au milieu de quadras sautillants sur du Kylie Minogue. Après avoir pesté toute la soirée contre ses amis protestants, il part soudainement en live contre Act up-Toulouse, puis décide d’aller fourrer sa bite au Ramier.
11/02/2005René Gouzenne et moiAu studio du TNT, je m’ennuie un peu en attendant René Gouzenne. Trois comédiens enfermés dans des amphores d’où émerge leur tête jouent "Comédie" de Samuel Beckett mis en scène par Isabelle Luccioni, je repense au type qui en me donnant mon billet d'invité m’a demandé d’entrer dans la salle une fois tout le monde installé. «On vous laisse entrer parce que vous êtes de la presse», m'a-t-il lancé. Je constate la présence d'une bande de lycéens hilares, sûrement accompagnés de leur prof. Les filles gloussent comme des dindes à la moindre insulte lancée par un personnage pour la maîtresse de son mari, je finis par me prendre au jeu de la pièce même si tout va trop vite. Dans "La Dernière bande", du même auteur, René Gouzenne commence par déguster suavement une banane avant d’aller boire au goulot d’une bouteille de vin. Il termine sa brillante prestation en enlaçant un vieux magnéto à bande d’où s’échappent les confessions amoureuses enregistrées plusieurs décennies auparavant par le personnage qu'il interprète. Le vieux monsieur chausse ses lunettes pour saluer le public avant de quitter la scène.
10/02/2005Costa-Gavras et moiA la Cinémathèque, devant "Les quatre cavaliers de l’apocalypse", de Vincente Minnelli qui décrit le sacrifice d’un homme engagé dans la résistance française pendant la seconde guerre mondiale, je repense au dernier film de Costa-Gavras vu la veille. En éternel résistant, sans argent, sans distributeur et contre tous, Costa-Gavras a fabriqué une bombe, à mon sens. La manière dont il dissèque les mécanismes d’autodestruction de la machine libérale dans "Le Couperet" m'a fait froid dans le dos. Ce film me fascine, il me fait rire aussi.
05/02/2005Vincente Minnelli et moiL'ouvreuse de la Cinémathèque abandonne son poste pour voir "Il faut marier papa", de Vincente Minnelli. Elle laisse le nouveau vigile s’occuper des retardataires. Je me réjouis déjà à l’idée de revoir les comédies musicales programmées dans le cadre d’un hommage à Vincente Minnelli qui s’étale jusqu’à la fin du mois : "Un américain à Paris", "Tous en scène", "Yolanda et le voleur", "Le Pirate" avec Judy Garland. J'attends surtout avec impatience "Gigi", d’après Colette, avec un Maurice Chevalier libertin et vieillissant dans un Paris de carte postale forcément désuet, ou encore "Brigadoon", monument de kitsch assumé qui est une invitation à fuir la grise réalité d’une Amérique étriquée pour vivre dans la forêt merveilleuse et libérée d’un conte de fée. "Brigadoon" me rend euphorique mais je ne l’ai encore jamais vu sur grand écran. J’ai hâte d'en constater les effets ainsi décuplés. Je me souviens l’avoir conseillé à J. lors d’un cycle précédent dédié à la comédie musicale. Il n’avait pas été emballé plus que ça. Je brûle de voir aussi les mélodrames que je connais mal. Je suis un peu déçu que l’intégralité des films de Minnelli ne soit pas présentée. J’aurais aimé revoir " Thé et sympathie", film méconnu, subtil et masqué sur l’homosexualité, tourné en 1956. Je l’ai découvert au Cinéma de minuit de FR3, il y a presque quinze ans.

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Jarman en son jardin
Intégrale. Au Magic Cinéma de Bobigny, tous les films d’un cinéaste outrageant qui a filmé à l’anglaise
Par Gérard Lefort
Sur le tard de sa vie, alors qu’il se savait déjà condamné à mort par le sida qui l’embarqua le 19 février 1994, Derek Jarman, réalisateur de cinéma, vidéaste, scénariste, peintre, homme de théâtre, écrivain, acteur, costumier et plasticien britannique, né le 31 janvier 1942 à Northwood (Middlesex !), consacra beaucoup de son activité à l’entretien d’un jardin, son jardin, autour d’un cottage de pêcheur du sud de l’Angleterre qu’il avait acheté en 1986 lors d’une chasse aux jacinthes des bois en compagnie de Tilda Swinton, son actrice, amie et égérie. Ce jardinage fut son œuvre ultime et a donné lieu à un livre, un garden book, intitulé Un dernier jardin (1). Des photographies de Howard Sooley accompagnent les textes. Ce qu’on y découvre n’a pas grand-chose à voir avec ce qu’on appelle depuis le XVIIIe siècle un jardin «à l’anglaise». Certes, la nature y est civilisée à la façon d’un faux chaos. Mais le cottage de Jarman n’a rien d’un manoir et tout d’un cabanon en planches goudronnées. Et le jardin qui l’entoure a pris racine dans un environnement pour beaucoup infernal : immense étendue de galets et de végétations étiques, le long de la mer, face à la centrale nucléaire de Dungeness, dans le Kent.
Ange moqueur.
Comme un humour, le cottage de Jarman s’appelle Prospect Cottage. Cette maison et son jardin sont cependant un paradis. Le paradis, qui vient d’un mot d’ancien persan signifiant «un endroit verdoyant», hante tous les jardins, mais seuls certains y parviennent. Celui de Michael Derek Elworthy Jarman est un vrai paradis. Touffu, bordélique, bricolage de plantes autochtones (santoline, giroflées, aubépines) et d’essences rares, un vrai parterre d’arlequin, brodé de trésors décoratifs récupérés : galets glanés sur la grève, crocs de marinier rouillé, vieux outils qui font de nouvelles sculptures, madriers, bois flottés et autres fortunes de mer reconvertis en tuteur, poteau, treillage. Se promener aujourd’hui dans les films de Derek Jarman, c’est comme baguenauder en son jardin : à la fois Eden perdu et Gethsémani retrouvé, ce jardin des oliviers où Jésus se recueillit au milieu de ses disciples endormis avant son arrestation et sa Passion. On y marche en faisant attention, on s’arrête devant les plates-bandes d’une trentaine de films (courts et longs métrages), intrigué, médusé, alarmé parfois, embaumé et ravi tout le temps. C’est le paradis d’un ange moqueur, avec vue sur l’apocalypse.
De prime abord le visage de ses films est tellement changeant que l’on peine à singulariser leur originalité : quel est le lien, de l’expérimental des premiers courts métrages (début des années 70) au relatif classicisme de Wittgenstein (1993), biographie érotico-rococo de l’auteur du Tractatus, en passant par diverses pubs et vidéos clips pour Marianne Faithfull, The Smiths, les Pet Shop Boys, Patti Smith ? Comme toujours dans une œuvre d’art, la cohérence est diagonale et le lien, aberrant. Un de ses premiers court métrage (1974), tourné en super 8, se nomme In the Shadow of the Sun. C’est en effet, au sens musical, une suite d’ombres et de lumières. De même pour son élégie à Karen Blixen (Stolen Apples for Karen Blixen, 1972), où le vol des pommes se fond dans un portrait photographique de la baronne.
Le cinéma de Jarman ne dira jamais autre chose : un art de la superposition, de la solarisation, de la surexposition, et, plus précisément, de l’anamorphose, qui n’a rien à voir avec le collage et tout à faire avec la coexistence. C’est ça le cinéma, ou c’est ce qu’il aurait pu devenir, loin des scénarios manucurés et des images ratissées. De fait, à regarder le ciné-Jarman on songe souvent aux splendeurs du muet, au cinéma primitif, à celui de Méliès. Et à le voir parfois jouant en personne dans ses films, à Keaton : des mines de triste sire qui font rire, des facéties qui ne sont pas que comiques. Jarman, qui fut élève de la Slade School of Art au début des années 60, a beaucoup emprunté à la peinture. Constable sûrement, étant donné son obsession des paysages anglais, fussent-ils urbains, et par-dessus tout le Caravage, auquel il finit en 1986 par consacrer tout un film. Au début de The Last of England (1987), une saynète peut servir de passe-partout : on y voit un jeune skinhead s’acharner à coup de tatanes sur une reproduction du Bacchus du Caravage. Avant de se vautrer dessus pour s’y branler. Ce qui permet d’en découdre avec deux étiquettes collantes : Derek le pédé, Jarman l’iconoclaste.
Punk.
Certes, Jarman est né au cinéma et a une relative célébrité avec la vague punk qui, au milieu des années 70, submerge la Grande-Bretagne. Certes, son premier long métrage (1975) Sebastiane (unique film de l’histoire du cinéma entièrement parlé en latin) fut considéré comme un manifeste homo-érotique frondeur, rejoignant le Pink Narcissus d’Anonymous. Certes, il n’est pas rien que, dans Jubilee, on entende une lesbienne camionneuse hurler sa version très particulière du Rule, Britannia. Et ainsi de suite pour The Garden (1990), où la vie de Jésus est rapportée à une histoire d’homosexualité transcendée, jusqu’à Wittgenstein (1993), où Jarman, considérant que les anecdotes de la vie valent les aphorismes de la pensée, insiste sur la folle biographie du philosophe qui, il est vrai, lorsqu’il fut invité aux États-Unis par l’université de Berkeley, demanda s’il pouvait rencontrer son héroïne : Carmen Miranda.
Sur tous ces points, Jarman qui fut bien une (drag) queen du queer, frappa dur et sec et on chercherait aujourd’hui un cinéma outrageous qui lui ressemble. Mais ce serait le rater que de le parquer dans ces réductions de lui-même. Ne serait-ce que sur la question de l’homosexualité qui, dans son cinéma, est tout sauf une réponse. Comme Fassbinder, Jarman a toujours considéré que les rapports de classes sont plus forts que les rapports sexuels. Et que la politisation de l’homosexualité, la fameuse «révolution homosexuelle», emporte avec elle le risque de sa propre répression. Voir, ces derniers temps, les dérives sectaires du communautarisme gay, ou, tout ça pour ça, le droit conservateur à se marier, fonder une famille et avoir des enfants, auquel répond une image récurrente dans les films de Jarman : un landau en flammes.
Rêves.
Ça fait du bien de cracher sur un portrait de la Reine ou de Sarkozy quand il prétend être roi, il est nécessaire de défendre les opprimés, mais l’insurrection chez Jarman est d’une nature autrement irréductible. Ses films sont comme des tableaux de son Caravage chéri : tous les souvenirs qu’ils permettent, tous les rêves qu’ils attisent et les raisons de se révolter. On entend le rire d’une femme, on se rappelle de celui de Nico dans La Dolce Vita. Tilda Swinton se lance dans une danse des sept voiles, c’est Isadora Duncan qui revient. On voit un jeune homme fusillé à répétition, c’est Lorca qu’on assassine. Et puis tous ces expulsés, émigrants, sans-papiers, clandestins, bombardés, qui sont les âmes errantes et déportées, éclairées à la torche, filmées au bazooka dans The Last of England, film du XXe siècle qui vaut pour aujourd’hui.
Le cinéma de Jarman est comme une fiole de poppers sous nos narines endormies. A respirer à fond, avec les effets afférents dénombrés par l’impeccable Tilda Swinton : «Le foutoir, l’argot, la musique de Simon Fisher Turner, les vrais visages, l’intellectualisme, la mauvaise humeur, la bonne humeur, l’insolence, les normes, l’anarchie, le romantisme, le classicisme, l’optimisme, l’activisme, la jubilation, l’orgueil, la résistance, l’esprit, la lutte, les couleurs, la grâce, la passion, la beauté.»
Festival Théâtres au cinéma, au Magic Cinéma de Bobigny, du 28 mars au 13 avril. Rens. : 01 41 60 12 36 ou www.magic-cinéma.fr
(1) Ed. Thames et Hudson, 1996, 144 pp., 22,50 €.
Libération,
mercredi 26 mars 2008
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